Signaux d'alerte du burn-out dans une équipe : le guide du manager

Repérer sans diagnostiquer, proposer un entretien, orienter vers le médecin du travail, puis regarder ce qui, dans le travail, a pu user la personne. Pour managers et encadrants à Lyon et dans le Rhône.

En bref : selon l'INRS, un manque d'énergie, des difficultés de concentration, de l'irritabilité, la dévalorisation de son travail ou un désinvestissement doivent alerter l'entourage professionnel. Le manager n'a pas à diagnostiquer : il peut proposer un entretien pour faire le point, chercher les causes liées au travail, et rappeler que le salarié peut contacter le médecin du travail. La prévention se joue ensuite sur la charge, le soutien et la reconnaissance.

Repérer

Six signaux individuels cités par l'INRS

L'INRS liste ces signes d'alerte individuels. Aucun n'est une preuve à lui seul : c'est leur installation dans la durée, ou un changement net par rapport à la personne habituelle, qui invite à en parler (source : inrs.fr, consulté le 30/10/2026).

Manque d'énergie

Le salarié se plaint de ne plus avoir l'énergie d'accomplir son travail.

Concentration

Difficultés de concentration, manque de disponibilité mentale.

Irritabilité

Irritabilité facile, nouvelle ou plus fréquente.

Dévalorisation

Le salarié dévalorise son travail, son efficacité ou ses compétences.

Désinvestissement

Signes de désinvestissement professionnel.

Changement d'attitude

Repli sur soi, désengagement inhabituel : c'est le changement qui compte.

Agir

Que faire, et ne pas faire, quand un signal apparaît

1. Proposer un entretien

L'INRS indique que l'encadrement peut proposer un entretien pour faire le point sur les difficultés du salarié et rechercher les causes liées au travail. On parle de ce qu'on observe (faits, changements), pas de ce qu'on suppose.

2. Rappeler le médecin du travail

Le salarié peut contacter le médecin du travail, qui décide d'une éventuelle orientation vers une prise en charge spécialisée et peut envisager un aménagement de poste ou une redéfinition des objectifs et des moyens (inrs.fr, consulté le 30/10/2026).

3. Ne pas diagnostiquer

Nommer une maladie n'appartient pas au manager. Son rôle est de remarquer, d'écouter, de traiter ce qui dépend de lui (charge, priorités, moyens) et d'orienter.

4. Regarder au niveau de l'équipe

Un signal individuel peut en cacher un collectif. L'INRS renvoie aux indicateurs de dépistage des risques psychosociaux et à des questionnaires de repérage. Pour inscrire la démarche dans le document unique, voir risques psychosociaux et DUERP.

Prévenir

Les pistes de prévention collective de l'INRS

Ne pas surcharger certains postes ou certains salariés ; favoriser le soutien social et lutter contre l'isolement (groupes d'échange sur les pratiques, travail en équipe) ; améliorer le retour sur l'efficacité du travail et la reconnaissance ; traiter les salariés équitablement ; éviter les conflits éthiques sur la qualité du travail en partageant objectifs et manières de les atteindre ; mettre en place une démarche collective de prévention des RPS (inrs.fr, consulté le 30/10/2026). Pour le cadre d'ensemble et l'obligation de l'employeur, voir la page prévention du burn-out en entreprise.

Se former

Deux formats pour les managers à Lyon

Le module M1 de la formation RPS, « Prévenir les RPS dans son équipe : le rôle du manager », dure 7 heures en présentiel dans vos locaux, pour 1 à 12 participants, dès 1 050 € HT la journée pour 1 à 5 stagiaires. Pour un premier pas plus court, la sensibilisation RPS dure de 1 h 30 à 2 h, dès 200 € pour le groupe. Pour la formation, la prise en charge est possible par l'OPCO de l'entreprise au titre du plan de développement des compétences, selon les critères et fonds de la branche, l'OPCO décide (détail). Pour le stress du manager lui-même, voir la prévention du stress au travail.

Ces actions relèvent de la prévention : aucun diagnostic, aucune promesse de soin.

Questions fréquentes

Quels sont les signes d'alerte du burn-out chez un collaborateur ?
Selon l'INRS, un salarié peut se plaindre de manquer d'énergie pour accomplir son travail, avoir du mal à se concentrer, être facilement irritable, dévaloriser son travail et ses compétences, ou se désinvestir. Plus globalement, un changement d'attitude, un repli sur soi ou un désengagement inhabituel doivent alerter l'entourage professionnel (source : inrs.fr, consulté le 30/10/2026). Un manager repère, il ne diagnostique pas.
Que peut faire un manager face à un collaborateur qui semble épuisé ?
L'INRS indique que l'encadrement peut proposer un entretien pour faire le point sur les difficultés du salarié et rechercher les causes liées au travail. Le salarié peut aussi contacter le médecin du travail, qui décide d'une éventuelle orientation vers une prise en charge spécialisée (inrs.fr, consulté le 30/10/2026).
Un manager peut-il diagnostiquer un burn-out ?
Non. Le repérage de signaux relève du manager, le diagnostic relève des professionnels de santé. Le rôle du manager est de remarquer, d'écouter, de chercher les causes liées au travail et d'orienter, notamment vers le médecin du travail.
Comment repérer un risque de burn-out au niveau de toute l'équipe ?
L'INRS renvoie aux indicateurs de dépistage des risques psychosociaux de l'entreprise et à des questionnaires de repérage (inrs.fr, consulté le 30/10/2026). Un manager peut aussi regarder si certains postes ou certaines personnes sont surchargés, point que l'INRS cite parmi les pistes de prévention collective.
Comment prévenir le burn-out dans son équipe ?
L'INRS cite notamment : ne pas surcharger certains postes ou salariés, favoriser le soutien social et lutter contre l'isolement, améliorer le retour sur le travail et la reconnaissance, traiter équitablement les salariés, éviter les conflits éthiques sur la qualité du travail et mettre en place une démarche collective de prévention des risques psychosociaux (inrs.fr, consulté le 30/10/2026).
Existe-t-il une formation pour les managers sur ce sujet à Lyon ?
Oui : le module M1 « Prévenir les RPS dans son équipe : le rôle du manager » dure 7 heures en présentiel, dans vos locaux, pour 1 à 12 participants, à partir de 1 050 € HT la journée pour 1 à 5 stagiaires. Pour un premier pas plus court, l'atelier de sensibilisation RPS dure de 1 h 30 à 2 h, dès 200 € pour le groupe. Prise en charge possible par l'OPCO de l'entreprise au titre du plan de développement des compétences, selon les critères et fonds de la branche, l'OPCO décide (pour la formation uniquement).
Ces formations sont-elles un soin ou une thérapie ?
Non. Ce sont des actions de prévention et de formation : elles ne posent aucun diagnostic et ne remplacent ni un avis médical ni un accompagnement psychologique. En cas de souffrance, le médecin du travail est l'interlocuteur à solliciter.

Un manager qui se pose la question ?

20 minutes offertes pour faire le point et choisir le bon format.

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Page mise à jour le 30 octobre 2026. Source : INRS, consultée le 30/10/2026.